André LANSKOY

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Composition; gouache sur papier signée en bas à droite 28x23 cm (certificat de Mr André SCHOELLER)

André (Mikhailovitch) LANSKOY (Moscou 1902 – Paris 1976), fils du comte LANSKOY, il est élève à sept ans de l’école des pages de Saint-Petersbourg. Après deux années de guerre civile en Ukraine, il part pour Constantinople, puis s’exile en France où il recommence à peindre en traitant des sujets imaginaires puis des scènes d’intérieur. Il procède alors par larges aplats avec une matière épaisse; l’opposition entre le clair et l’obscur n’est pas encore accentuée. N’oublions pas qu’à cette époque sa liaison avec SOUTINE l’influencera dans la composition de ses personnages et de ses natures mortes expressionnistes.

C’est pour la première fois, en 1923, que Lanskoy participe à une exposition de groupe. Dès 1928, son mouvement pictural commence à se croiser, puis à s’entrecroiser, ses coups de pinceaux à devenir multiples. Ce sont des années de recherche qui amènent à une période importante de découverte, celles des années 1930-1940, durant lesquelles la matière s’amincit, la lumière apparaît.

A la fin de cette période, Lanskoy fait les premiers pas qui le conduiront à s’évader du monde figuratif, et ses premières œuvres abstraites datent de 1942. Il expose en 1944 à la Galerie Jeanne Bucher, à Paris, puis en 1948 chez Louis Carré. Ce fut d’ailleurs le grand collectionneur Roger Dutilleul qui recommanda Lanskoy à ce dernier, en lui disant : « Vous n’aurez jamais tort avec un coloriste ».

En effet, ce peintre qui exalte les couleurs, déclare qu’il n’a de préférence pour aucune d’elles, mais que dans chacune de ses œuvres une a sa préférence et qu’il la prend pour thème (à l’exemple des musiciens qui écrivent une sonate en la, ou une symphonie en ré).

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Monographie par Pascaline DRON et Angelo PITTIGLIO – Edition PITTIGLIO, Paris, 1990. 160 pages couleurs
A vendre 65€ ttc hors frais de port à commander dans la rubrique «Me contacter»

« Je mélange les couleurs et les sépare en temps utile, en les faisant se combattre et en réalisant entre elles l’entente, et mieux, la cordialité la plus profonde, en les posant d’une manière tendre ou féroce, sans savoir quel rôle elles joueront dans le drame. » Nous pouvons penser que dans un pays comme la Russie où le ciel et la terre sont monotones, le peintre, dès son plus jeune âge, ai ressenti le besoin de réagir par une exaltation de couleur.

Il proclame ensuite l’importance du noir : « quand le noir est à sa place, les autres couleurs s’arrangent entre elles… »

Sa violence reste contrôlée et ses audaces calculées, et s’il cause une si forte impression, c’est par la suite des contrastes qu’il met en jeu. L’équilibre parfait des valeurs fait éclater ses couleurs. Ses œuvres nous entraînent alors dans le tourbillon d’une de ces danses slaves, mélancolique et ivre de joie, déchaînée puis, étrangement calme.