Fabien MERELLE
Fabien Mérelle vit et travaille entre Tour et Paris. Il est diplômé en 2006 de l’Ecole des Beaux Arts de Paris ou il fréquente l’atelier de Jean Michel Albérola. Son travail en dessin utilise la vie quotidienne comme support de création.
Ses œuvres dessinées à l’encre noire sur papier trouvent leur sens et leur inspiration dans une mise en scène de son personnage, et de son entourage, à la fois cruelle, ironique et douce.
Véritable travail sur la mémoire et sur sa transformation, Fabien Merelle donne du mouvement à ses dessins en développant des vidéos animations et des installations.
Il est représenté par la Galerie Michel Soskine à Madrid (Espagne) et New York (USA) et la Galerie Jean Roch Dard à Paris (France).
« Les dessins conçus avec la précisions et la patience du graveur, poursuivent la « mise en scène du quotidien » de l’artiste. » …. «Usant d’un langage volontiers allégorique, les dessins de Fabien Mérelle possèdent plusieurs degrés de lecture. Masques, doigts, toupie, poupée ou animaux, constituent une panoplie de symboles, comme dans les plus complexes tableaux maniéristes de la Renaissance. »….
« Comme chez les maîtres anciens, sa maîtrise de la plume lui autorise toutes les audaces. »
« Fabien Mérelle avoue être une éponge. Il boit les crimes humains, ceux de l’inceste ou de l’holocauste, avec la même soif de vaincre ses phobies d’enfance ou la dépression de l’être aimé ; Devant tant de luttes, on comprend qu’il soit « effrayé » par cette aventure. Mais le chevalier Mérelle ne faiblit pas, il riposte. » …
« Fabien Mérelle trouve l’énergie nécessaire dans l’élaboration de ses dessins qui agissent comme un exutoire. Ses tourments s’apaisent au stade de l’idée conceptrice. Une fois l’image fixée dans son esprit, la réalisation n’est plus qu’affaire de mise en forme appliquée. Le dessin ainsi libéré de la pensée s’élabore minutieusement, avec une liberté de ton et une facilité de trait déconcertante. Cherchez une maladresse anatomique ou un défaut de perspective, vous ne les trouverez pas. Cette perfection est obtenue, le plus souvent, en renversant la feuille pour concentrer uniquement sur le rendu des volumes et des textures. Les parties des corps « chargés d’émotions », comme les visages, les pieds ou les mains, font l’objet d’une attention particulière qu’il faut parfois remettre à plus tard. Preuve d’une exigence formelle qui s’accorde à la densité des sentiments de l’artiste et à ses visions les plus démentes qu’il trace au scalpel sur le papier Canson.
Les dessins les plus récents introduisent pour la première fois la couleur. Celle-ci, posée avec parcimonie est réalisée à l’imprimante avant d’être cernée ou hachurée par le dessin. Cette technique singulière s’accommode d’un papier pauvre qui ne pourrait recevoir de lavis d’encre, sans se dégrader. Pour l’instant, l’artiste n’en changerait pour rien au monde. Fidèle à son papier et à son format unique, 210 x 282 mm, Fabien Mérelle voyage dans l’infiniment petit quand, tout autour de nous, le monde n’est que démesure.»
Extraits de la préface de Bertrand Dumas du catalogue de l’exposition 2009 à la Casa de Velàzquez.
à voir : fabienmerelle.com


