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nain

«Nain à la Vanité» 2008 Huile sur toile 58 x 73 cm signée et titrée au dos. Collection personnelle

Née le 21 janvier 1970 à Alger, elle vit et travaille à Paris depuis 1994. Diplômée de l’Ecole Supérieure des Beaux Arts d’Alger en 1994, elle obtient le diplôme de l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Paris en 1998 avec les félicitations du Jury.

Expositions personnelles :
2009  Galerie Anne Marie et Roland Pallade, Lyon.
2008  Maison des arts de Bagneux, Bagneux.
2007  Le Chantier, Vichy. Galerie Schuster, Francfort.
2006  Galerie Crous Beaux arts, Paris. Hôtel de ville de Bobigny.
2005 Institut français de Kiev, Ukraine. Musée des Beaux Arts, Odessa.
2003 La Galarié, Lauris.
2002 Fondation Neuffer Am Park, Pirmasens, Allemagne.
2001 Galerie Schuster, Francfort et Berlin.
2000 Fondation Schuster, Genhausen.
1996 Galerie du tableau, Marseille.
1995 Galerie Bernanos.

Expositions collectives :
2008  Art Paris, Galerie El Marsa, Paris, Dubai.
2007  Biennale, Issy les Moulineaux. Salon de la jeune Création, Paris. Octobre, vente aux enchères chez Sotheby’s Londres.
2006  Musée de Serignan.
2005 Stenersen Museum, Oslo.
2004 « l’Invitation au voyage », Orangerie du Sénat.
2003 « Specificity », Galerie riva, New York.
2001 « 1961-2001, 40 ans après », Galerie gauche ENSBA.
2000 « Art Cologne », Galerie Schuster, Cologne.
1999 Musée Sprengel, Hanovre.
1998 « Exposition des diplômés » ENSBA, Paris. « Face à Face », BNF, Paris.
1997 « Insularité », Galerie Jordan, Paris.
« Aplatie pour lire », salon international de dessin de presse et de l’humour, St Just le Martel.
1996 Galerie du Cargo, Marseille.
1995 « Les effets du voyage », Palais de la culture et des Congrès, le Mans.

Collections publiques :
Bibliothèque Nationale de France.
Ecole Supérieure des Beaux  Arts de Paris.
Musée de Sérignan.
Ville de Bobigny.

L’œuvre de Nadia est profondément sociale, parce qu’elle dénonce vigoureusement la société de consommation, avec tout ce qu’elle génère comme violence, indifférence, égoïsme et profit sur les plus démunis et dénonce en même temps les autres sociétés archaïques, qui vivent en décalage avec leurs tares et leurs dysfonctionnements.

L’élément majeur de représentativité dans son œuvre s’apparente à un réalisme simple, qu’on pourrait désigner comme étant un « expressionnisme contemporain » percutant et combien révélateur sur la souffrance, la cruauté, l’exclusion, le racisme, le totalitarisme, les guerres, l’occupation, l’immigration et la pauvreté.

Réaliste, la peinture de Nadia l’est par nécessité. Nécessité de montrer. Montrer pour dénoncer, montrer pour espérer. « Je travaille à partir de photos d’actualité, de publicités, d’œuvres d’art,de particuliers aussi, bref sur du concret », insiste t’elle. Il ne s’agit pas de reproduire platement l’image, mais de la poétiser, d’introduire une distance ironique pour rendre la réalité à la fois plus cruelle et plus supportable.
L’art doit être porteur de sens, l’artiste est un citoyen. Citoyen du monde, cela va sans dire, mais ça va mieux en le peignant : « les guerres, l’économie à tout va, la vulgarité, tout ce qui fait violence à l’humanité, m’indignent. Le monde manque d’artistes, pas de soldats. J’ai beaucoup travaillé sur la notion de territoire. Mais les frontières ne sont pas seulement terrestres, elles sont aussi et surtout mentales ».