Peter KLASEN
Né en 1935 à Lübeck en Allemagne, il fait ses études à Berlin et s’installe à Paris en 1959. Sa première exposition personnelle a lieu en 1964, année où il participe à l’exposition « Mythologies quotidiennes » au musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, qui regroupe les représentants de la Figuration narrative. Il vit et travaille à Vincennes (Val de Marne) et à Châteauneuf-de-Grasse (Alpes-Maritimes) ;
Peter Klasen mêle d’abord objets, collages et peinture sur la toile et confronte une image morcelée de la femme à ce qui désinfecte ou violente (lavabos, rasoirs, instruments chirurgicaux : la Conscience du corps, 1964).
Il élabore une version conceptuelle, hygiéniste et froidement érotique de la Figuration Narrative.
En 1974, les êtres humains disparaissent de ses toiles. Il met en évidence des représentations de « l’enfermement » dans la »nature urbaine ». Il recrée, d’après photo, à l’aérographe, en gros plan et en aplats de couleurs, des grilles, des chaînes, des panneaux d’interdiction, des murs, des yeux électroniques, des containers…
De 1986 à 1988, il consacre une série au mur de Berlin : « Un espace où se tient ma réflexion, mon émotion », « il s’y mêle la vie et la mort ».
A la fin des années 80, il installe sur ses tableaux- pièges le réel de ses obsessions (grilles, panneaux d’interdiction…) et y développe encore sa vision de l’isolement. Récemment, la femme réapparaît dans une nouvelle série où il mêle néons et photos sur métal.
Manette/ nu / e » 2001 Technique mixte sur toile 81×65 cm signée et titrée au dos.


